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AVANT-PROPOS

Ce numéro 2019-2 de la RIELF est marqué par la présence de quelques articles ayant fait l’objet d’une présentation au Congrès de Santiago au mois de mai. Ils ont un lien avec des problèmes concernant l’Amérique Latine et les Antilles. Y figurent également une série de travaux à fort contenu empirique relatif le plus souvent aux pays sub-sahariens.

Camille BAULANT dans son article « la gestion des risques en Amérique latine : une approche plurielle appliquée brésil, Mexique et Chili » analyse les paradoxes que connaissent aujourd’hui les pays d’Amérique latine. Ces pays enregistrent des succès politiques sur la scène internationale mais leur économie souffre d’une ultra-spécialisation dans les matières premières, un manque de compétitivité dans les secteurs industriels et d’inégalités de revenus importantes qui induisent un développement économique non inclusif. Dans la première partie on analyse le risque monétaire en considérant le rôle particulier que joue le taux de change réel dans ces pays spécialisés dans les matières premières. Dans la seconde partie on étudie le risque commercial de trois pays d’Amérique latine (Brésil, Mexique et Chili) en mesurant l’impact des politiques industrielles sur la valeur des élasticités revenus et prix de leur commerce extérieur. Dans la troisième partie on présente les risques financiers qui affectent les pays d’Amérique latine depuis la liberté totale des mouvements de capitaux de 1990, en étudiant si les entrées nettes d’IDE dans ces pays ont permis de moderniser les secteurs industriels et d’éviter les situations de péché originel conduisant à des crises de défaut dans ces économies.

Mamane TARNO et Hassan maman ABDO nous proposent « Obstacles à l ’ industrialisation des pays d ’ afrique de l ’ Ouest ». Cet article essaie, en s ’ appuyant sur la littérature et les statistiques existantes, d ’ identifier les obstacles au développement des pays d ’ Afrique de l ’ Ouest, plus précisément les causes de leur désindustrialisation dont le début remonte aux années 1980. L ’ analyse a montré que la contreperformance de ces pays est due à leur faible niveau technologique et à la faiblesse de leurs institutions, induisant des coûts de transactions et de production élevés, des difficultés de financement des investissements et d ’ autres contraintes dont celles liées à la géographie qui, en portant un coup dur à la compétitivité, ont entravé la construction de l ’ espace économique de l ’ Afrique de l ’ Ouest.

Dans ce numéro