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Les investissements chinois en Afrique : aide au développement ou prédation ?

Henri-Louis Vedie

Professeur Emérite Groupe HEC PARIS, Département économie
vedie[AT]hec.fr,
henrivedie[AT]hotmail.com

Résumé : Pour bon nombre d’observateurs, la présence chinoise en Afrique est marquée du sceau de la prédation. L’objet de cet article est, à partir de statistiques récentes, de répondre à une question simple, celle de savoir si la présence chinoise en Afrique marque ou non le retour à une nouvelle forme de colonialisme. Pour cela, une analyse détaillée des investissements chinois réalisés, sur la période 2005–2013, montre que jusqu’en 2011, ces investissements ne représentaient que 3% de l’ensemble des investissements. Si retour au colonialisme il y a, il faut en rechercher une cause qui ne saurait être chinoise. Pour autant, sur la période étudiée, les objectifs chinois n’évoluent guerre. Les secteurs des hydrocar- bures, des mines, des transports, représentent plus de 70% des investissements réalisés. Par contre, des changements de comportements sont à noter, à partir de 2014, concernant des avantages et des inconvénients mieux partagés, nous éloignant définitivement peut être, de l’idée d’une Chine prédatrice.

Mots-clés : prédation, investissement direct, Chine, Afrique, secteurs, mines, transport.

JEL Classification : F21, O55.