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SUBVENTIONS D’ENGRAIS ET PRODUCTIVITÉ AGRICOLE DANS LA VALLÉE DU FLEUVE SÉNÉGAL
Fertilizer subsidies and agricultural productivity in the Senegal River Valley

Adoum Guelemine WEIBIGUE

Faculté des Sciences Économiques et de Gestion, Département d’Économie, Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Sénégal
adoumfort@gmail.com  
ORCID : 0000-0002-5427-2437

Abstract : Several subsidy programs have been initiated in Senegal to improve agricul- tural productivity. Thus, this article aims to analyze the impact of fertilizer subsidies on the productivity of farmers. To do this, we first use the stochastic frontier approach to calculate the efficiency scores and then, a censored two-stage Tobit model to capture the effect of subsidies on producer productivity. Results obtained from survey data collected from 125 households in the Senegal River Valley indicate that fertilizer subsidy programs have significantly improved rice productivity. The results suggest several measures aimed at making these programs more effective.

Keywords : subsidy, fertilizers, agricultural productivity, border approach.

 

Résumé : Plusieurs programmes de subventions ont été initiés au Sénégal pour améliorer la productivité agricole. Ainsi, cet article se propose d’analyser l’impact des subventions de l’engrais sur la productivité des agriculteurs de la Vallée du Fleuve Sénégal. Pour cela, nous utilisons dans un premier temps l’approche des frontières stochastiques pour calculer les scores d’efficience et dans un second temps, un modèle Tobit censuré à deux étapes pour capter l’effet des subventions sur la productivité des producteurs. Les résultats obtenus à partir des données d’enquête collectées auprès de 125 ménages de la Vallée du Fleuve Sénégal indiquent que les programmes de subvention d’engrais ont significativement amélioré la productivité rizicole. Les résultats suggèrent plusieurs mesures allant dans le sens de rendre davantage efficaces ces programmes.

Mots-clés : subvention, engrais, productivité agricole, approche des frontiers.

JEL Classification : Q16, Q12, Q18, H22.

Introduction

En Afrique, le secteur agricole occupe une place importante : il fournit près de 65% des emplois et contribue à hauteur de 35% du Produit Intérieur Brut (PIB) (Banque Mondiale, 2013). Au Sénégal, il est également le principal pourvoyeur d’emplois du pays avec 36% d’emploi total et occupe plus de 73,5% des ménages en milieu rural (RGPHAE2, 2013).

L’agriculture joue un rôle clé dans la réduction de la pauvreté, la création de richesse et surtout l’amélioration de la sécurité alimentaire. Etant essentiellement pluviale et saisonnière, le secteur agricole au Sénégal repose à la fois sur des cultures de rente (arachide, coton) et sur des cultures vivrières de subsistance (mil, mais, riz, sorgho, niébé). Les cultures vivrières sont pratiquées par 91% des producteurs agricoles qui occupent généralement des petites superficies. Selon la Banque Mondiale (2007), les petits producteurs contribuent significativement à la croissance économique et à la réduction de la pauvreté au Sénégal (Banque Mondiale, 2007). Cependant, ils sont confrontés à plusieurs problèmes, notamment à l’utilisation des technologies agricoles (par exemple, les engrais et les variétés des semences améliorées) qui sont essentielles pour une productivité accrue et au problème de trésorerie. Selon Duflo, Kremer et Robinson (2011), une faible utilisation des intrants externes peut entrainer une baisse de productivité des céréales de 45%.

Ainsi ces dernières années, à l’instar de plusieurs pays africains, le Sénégal a initié des programmes de subvention pour lutter contre la productivité stagnante et promouvoir la sécurité alimentaire (FAO, 2016). A cet effet, l’agriculture sénégalaise bénéficie d’un soutien constant de l’Etat. Ceci à travers plusieurs instruments, parmi lesquels figurent en bonne place les subventions aux intrants. L’agriculture sénéga- laise a été depuis la période coloniale subventionnée et elle continue de recevoir un soutien important de la part du gouvernement. Cette politique de subvention a été adoptée par les autorités publiques entre 1960 et 1970 avec pour objectif de lutter contre la pauvreté et l’insécurité alimentaire, bien avant le programme d’ajustement structurel en 1990 (IPAR, 2015). Selon une étude menée en 2015 par le Consortium pour la Recherche Economique et Sociale (CRES), depuis la déclaration d’Abuja, le gouvernement sénégalais a accordé des subventions agricoles d’un montant de 36,3 milliards de F CFA en 2011. Soit une augmentation de 484 fois sur une période de 10 ans par rapport à 2001, lorsque cette subvention était de 75 millions de F CFA. Ces subventions sont généralement orientées vers les semences, les engrais et le matériel agricole.

Les engrais sont les plus visés par des programmes de subvention. Quelque 30% des subventions agricoles visaient à améliorer la disponibilité et l’utilisation d’engrais grâce à une réduction des prix (Rickert-Gilbert, 2013). Récemment, entre 2011 et 2012, près de la moitié du budget de subventions de 30,9 milliards de F CFA était consacré aux engrais (Seck, 2016). Cela serait même une tendance en Afrique subsaharienne où les gouvernements consacrent environ 1000 milliards de F CFA par an aux programmes de subvention des engrais (Rickert-Gilbert, 2013). Le principal objectif des efforts de l’Etat du Sénégal dans le secteur agricole en matière de subvention est d’assurer la sécurité alimentaire grâce à une bonne productivité agricole. Cette relation entre subvention et productivité soulève un fort intérêt ces dernières années. En effet, des études récentes tendent à montrer que les subventions des engrais peuvent améliorer l’utilisation des intrants et la productivité agricole (Rickert-Gilbert, 2013 ; Seck, 2016). Il est possible qu’une diminution des prix relatifs des engrais permette aux producteurs agricoles d’être plus efficaces dans l’utilisation des intrants.

Cependant, la productivité des agriculteurs sénégalais reste encore faible, ce qui pourrait laisser croire que la subvention des engrais n’a peut-être pas apporté les avantages attendus. Certains auteurs soutiennent cette assertion. Par exemple Seck (2016) considère qu’en baissant le prix des engrais, les subventions peuvent conduire à une utilisation inefficace de l’intrant. En effet, la réponse des agriculteurs à ces incitations pourrait être une substitution vers des cultures qui répondent le mieux aux engrais mais qui ne sont pas nécessairement plus productives.

En revanche, d’autres chercheurs trouvent que les effets des subventions des engrais sur la production et la productivité agricoles sont significatifs et positifs (Ricker-Gilbert, Janes, & Chirma, 2011 ; Seck, 2016 ; Chibwana, Fisher, Jumbe, Master, & Shively, 2010 ; Duflo et al., 2011 ; Mason, Jayne, & Mukuba, 2013 ; Wiredu, Zeller, & Diagne, 2015 ; Sibande, Baley, & Davidova, 2017 ; Minviel & De Witte, 2017). Ricker-Gilbert et collaborateurs (2011) constate qu’un kilogramme (kg) supplémentaire d’engrais subventionné augmente la production de maïs de 1,82 kg pour l’année en cours et 3,16 kg la troisième année d’utilisation d’engrais subventionné sur la même parcelle agricole. Analysant l’impact des subventions des engrais sur la productivité des terres et du travail au Ghana, Wiredu et collaborateurs (2015) estiment que l’utilisation des engrais subventionnés augmente la production de riz de 29 kg par hectare. Récemment, une étude de Seck (2016) qui analyse les effets des engrais subventionnés sur la productivité de riz dans la Vallée du Fleuve Sénégal, constate que la subvention des engrais permet aux agriculteurs d’être efficaces dans la production. Ainsi, l’objectif de cet article est d’étudier la relation entre subventions des engrais et productivité de riz dans la Vallée du Fleuve Sénégal. Ce papier contribue à la littérature sur les allocations de subventions aux intrants dans les pays en développement. Les travaux de recherche qui se sont intéressés à cette problématique dans l’espace considéré s’avèrent encore insuffisants.

Le reste de cet article est organisé de la manière suivante. La deuxième sec- tion présente les politiques de subventions de l’agriculture menées au Sénégal.

La troisième expose une revue théorique et empirique sur la subvention des engrais et sur la productivité agricole. La quatrième partie déroule le cadre méthodologique. Enfin, la cinquième et dernière section présente les différents résultats obtenus, la conclusion et les implications de politiques économiques.

 

1.  Les politiques de subventions de l’agriculture au Sénégal

 

Au Sénégal, l’agriculture occupe une place stratégique dans les politiques de déve- loppement économique de l’Etat. Elle est considérée comme un outil de trans- formation structurelle et de croissance inclusive. Cela a été réaffirmé dans le Plan Sénégal Emergent (PSE) initié en 2012, qui vise une révolution économique et sociale à l’horizon 2035. Pour cela, plusieurs programmes agricoles ont été mis en place pour soutenir les agriculteurs à augmenter leur capacité de production par une facilitation de l’accès aux intrants agricoles et plus particulièrement aux engrais. D’après Seck (2016), le rôle crucial de l’agriculture dans le bien-être de la population est compris depuis longtemps par les décideurs sénégalais et les parte- naires de développement étrangers. Le gouvernement du Sénégal s’est activement impliqué dans le secteur agricole durant la période allant de 1960 à 1980.

A partir des années 1980, le gouvernement a changé radicalement sa politique du développement rural et agricole. Les Programmes d’ajustement structurel ont été adoptés avec un désengagement progressif de l’Etat. Ils débutent avec le Plan de Redressement Economique et Financier (PREF) qui se déroule de 1980 à 1984 avec pour but de desserrer la contrainte financière de L’Etat. Cette politique se traduit par une réorientation du soutien de l’arachide (produit de rente) vers les céréales. Surtout que les exportations arachidières n’arrivent pas à couvrir les importations de riz qui est l’aliment de base de la population sénégalaise. Cette période se caractérise aussi par une baisse de la distribution et de la consommation d’engrais qui découle de la faillite de l’Office National de Coopération et d’Assistance au Développement (ONCAD). Cependant, l’Etat, durant cette période a tenté de soutenir la distribution d’engrais par des organismes parapublics et le maintien des subventions. Ainsi, le PREF constituait un support à la Nouvelle Politique Agricole (NPA). La NPA définie pour la décennie 1985–1994 s’était fixée comme objectif d’atteindre l’autosuffisance alimentaire à hauteur 80% en 2000. Au début, cette politique semblait porter ses fruits avec un niveau de production céréalière record de 1 235 000 tonnes en 1986. Durant cette période, des programmes d’ajus- tement sectoriel ont été mises en place avec pour objectif de réduire l’intervention de l’Etat et d’augmenter l’investissement du secteur privé. Ce désengagement du gouvernement a occasionné de fortes baisses de consommation d’engrais avec la suppression des subventions de l’Etat, entrainant ainsi un démantèlement du système d’encadrement du monde rural.

Suite à l’échec de la NPA, le Programme d’Ajustement du Secteur Agricole (PASA) fut mis en place à partir de 1995 dans la poursuite du désengagement de l’Etat. Dans les années 2000, le gouvernement a initié des programmes spéciaux de subventions des intrants sur des cultures spécifiques telles le manioc, le maïs, le sésame, etc. (IPAR, 2015), à partir de la campagne 2004–2005. Cette politique de subvention s’est étendue au matériel agricole avec la Grande Offensive Agricole pour la Nourriture et l’Abondance (GOANA) initiée en réponse à la crise alimen- taire mondiale de 2007–2008 qui n’a pas laissé le Sénégal en marge. A cette occasion, de 4,6 milliards de F CFA en 2004/2005, le montant total des subventions a atteint 18 milliards de F CFA en 2012/2013.

Cette période coïncide avec la mise en œuvre du Programme de Renforcement et d’Accélération de la Cadence de l’Agriculture Sénégalaise (PRACAS) qui est une reformulation des stratégies pour l’atteinte rapide des objectifs (IPAR, 2015). Le PRACAS s’était fixé ainsi comme objectif d’atteindre l’autosuffisance en riz et en oignon en fin 2019 avec des productions respectives de 1 600 000 tonnes et 350 000 tonnes. Pour cela, plusieurs défis doivent être levés, notamment le marché des engrais qui est monopolisé par la société des Industries Chimiques du Sénégal (ICS) via sa filiale SENCHIM. A partir de 2006, l’Etat du Sénégal a décidé d’importer une partie des engrais, car l’ICS n’arrivait plus à couvrir entièrement les besoins locaux de plus en plus grandissants. Le Ministère de l’Agriculture et de l’Equipement Rural (MAER) se charge ainsi de la distribution de ces engrais subventionnés. Le MAER fixe aussi le prix des engrais subventionnés tenant compte de l’offre et de la quantité importée.

1.  Revue théorique et empirique sur les subventions des engrais et la productivité Agricole

Par définition, une subvention est un soutien financier versé par l’Etat à un agent économique privé, un ménage, une association ou une entreprise (IPAR, 2015). Ce soutien a pour but d’aider à une réalisation d’activités d’intérêt général. Selon IPAR (2015), parfois, il peut s’agir de venir en aide à des acteurs du secteur privé jugés « stratégiques », politiquement sensibles (sauver l’emploi, sauver l’agriculture) ou dont la défaillance engendrerait des effets de domino (too big to fail). Ainsi, la subvention est une question très importante. Elle constitue un levier qui permet non seulement de soutenir le secteur productif, mais aussi de protéger une catégorie d’acteurs économiques.

La subvention a toujours été au cœur des débats. Dès le 16 ème siècle, les mer- cantilistes soulignait la nécessité d’une protection nationale particulièrement les entreprises par des incitations douanières mais également par des subventions. Ce

point de vue est partagé par l’école keynésienne qui prône l’intervention de l’Etat dans la politique économique. Selon Keynes, l’optimum économique ne peut être atteint avec une économie laissée à elle-même. Cependant, Adam Smith soulève les limites de l’interventionnisme de l’Etat. Selon lui, dans le cadre du marché de la concurrence pure et parfaite, les interventions de l’Etat ne s’avèrent pas nécessaires. L’offre et la demande permettent d’équilibrer le marché. Mais, les subventions peuvent aussi créer des dysfonctionnements sur le marché qui va se manifester par un prix élevé ou encore par un déséquilibre au niveau de la concurrence. En réalité, un doute se pose quant à l’effi acité de la subvention et au coût associé à sa mise en place (IPAR, 2015). La politique appropriée devrait être choisie après une sérieuse concertation entre tous les acteurs afi   de mesurer les gains et les pertes qui découleront de cette mesure. Les subventions peuvent être utilisées comme moyen permettant de corriger les défaillances du marché pouvant aider à l’équilibre des coûts et avantages sociaux. Le débat sur les subventions agricoles intéresse aussi les partenaires écono- miques, en particulier l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). En 2006, cette dernière avait initié un accord sur l’agriculture qui prévoit des engagements de réduction aussi bien sur des mesures internes que des subventions à l’exporta- tion. Cet accord permet de rétablir les prix des marchandises sur le marché inter- national ; car les pays riches avaient tendance à subventionner massivement leurs produits agricoles, ce qui ferait baisser les prix à l’international et donc favoriser les uns au détriment des autres. Les pouvoirs publics font constamment face à un dilemme entre une politique de soutien des prix agricoles garantissant un revenu

« acceptable » aux producteurs et une politique de faible prix alimentaire permettant de préserver le pouvoir d’achat des consommateurs. Ainsi, les décideurs doivent trouver un moyen de soutenir les prix agricoles pour assurer aux agriculteurs un revenu leur permettant de pérenniser leur activité et d’accroitre leur productivité. Malgré son caractère politique, la subvention reste un outil économique qui est utilisé pour protéger des secteurs à fort impact social.

A l’instar de nombreux autres pays de l’Afrique subsaharienne, le Sénégal consacre la moitié du budget agricole aux subventions des engrais (Morris, Kelly, Kopicki, & Byerlee, 2007). Et ce, dans but d’atteindre l’autosuffisance alimentaire par une forte productivité agricole.

Ainsi, plusieurs spécialistes de l’agriculture voient l’utilisation des intrants, notamment des engrais comme la clé de la productivité agricole. Montrant la forte relation qui existe entre l’utilisation des engrais et la productivité, ils expliquent qu’un engrais subventionné permet fortement d’améliorer la productivité.

Empiriquement, certains travaux trouvent une relation positive et significative entre la subvention des engrais et la productivité agricole. Duflo et collaborateurs (2008) ont plaidé en faveur des subventions d’engrais au Kenya et d’autres pays en développement ayant des agriculteurs pauvres. Ils ont montré de manière empirique dans le cas de l’ouest du Kenya, où l’utilisation d’engrais est faible, que les engrais ont des taux annualisés de rendement compris entre 52% et 85%. Un agriculteur qui cultive 0,93 hectare de terre, à l’aide d’engrais voit une augmentation nette de son revenu de maïs corrigé des coûts d’intrant d’environ 9,59 $ à 15,68 $ par saison. Cartel, Laajij et Yang (2016) ont exploré à partir d’une expérience aléatoire au Mozambique, l’impact temporaire des subventions agricoles aux engrais sur la performance des agriculteurs. Ils arrivent à la conclusion que seuls les bénéficiaires de subventions d’engrais ont vu leur productivité augmentée.

Bardhan et Mookherjee (2011) ont utilisé des données de panel du Bengale occi- dental pour évaluer l’effet des engrais agricoles subventionnés sur la productivité. Au niveau des villages, ils estiment que l’utilisation des semences améliorées et des engrais a contribué à une augmentation moyenne des rendements de plus de 45%. Sibande et collaborateurs (2017) ont examiné les effets des subventions des engrais sur la productivité et la commercialisation du maïs au Malawi. A cet effet, ils utilisent les données d’enquête nationale collectées entre 2010 et 2013. Les résultats indiquent que les engrais subventionnés augmentent la productivité et la

commercialisation des maïs.

Au Malawi, Gilbert-Ricker et Janes (2011) utilisent des données de panel de l’enquête ménage pour mesurer l’incidence de l’utilisation d’engrais subventionné sur le bien-être des ménages agricoles. En tenant compte des endogénéités poten- tielles des engrais subventionnés à cause de son caractère aléatoire, ils arrivent à la conclusion que la réception d’engrais subventionné au cours des trois dernières précédentes a un effet positif et significatif sur la productivité de maïs.

En 2012, Rickert-Gilbert et Jayne (2012) utilisent trois vagues de données de panel représentatives au niveau national du Malawi pour estimer l’impact d’un kilogramme supplémentaire d’engrais sur la productivité de maïs des petits pro- ducteurs. Pour cela, ils utilisent la régression quantile. Il ressort des résultats qu’un kilogramme supplémentaire d’engrais impact à hauteur de 0,8 $ supplémentaire au 90ème centile de la valeur de la distribution totale de la production agricole.

Chibwana et collaborateurs (2010) mesurent l’impact du programme de subven- tions des intrants de 2009 au Malawi sur le rendement de maïs. En utilisant trois séries de données de panel et la régression de variable instrumentale pour contrôler la sélection endogène dans le programme de subvention. Les résultats montrent une corrélation positive et significative entre la participation au programme et l’intensité d’utilisation d’engrais.